Prenons soin de l'environnement

Sur les chemins des Pyrénées, l’environnement de vos randonnées est constitué non seulement du patrimoine naturel du lieu – sa faune, sa flore, ses cours d’eau – mais aussi du patrimoine culturel hérité de l’histoire de nos régions et de leurs populations. L’un comme l’autre méritent d’être préservés de toute dégradation, volontaire ou non.
Voici donc quelques précautions à prendre au fil de vos balades en Béarn ou au Pays Basque.

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Ne rien emmener,
ne rien laisser

C’est la règle de base pour tout randonneur respectueux de l’environnement, soucieux que tout le monde puisse encore longtemps en profiter. On prévoit donc un sac pour conserver avec soi tous ses déchets (même les restes de nourriture).

Côté plantes et fleurs – comme le coquelicot ou l’iris des Pyrénées – on les observe, on les dessine, on les prend en photo mais, surtout, on ne les cueille pas. Leur place est là, tout comme le bois mort qu’on ne ramasse pas.
Pour les édifices culturels ou naturels, c’est la même chose. Que l’on soit au pied de la Chapelle d’Oylarandoy ou devant une cabane pastorale, on regarde et on admire sans toucher.
Enfin, pour être certain de ne rien abimer, on reste sur les sentiers et les chemins déjà tracés.

Rester à bonne
distance des animaux

Souvenez-vous que les animaux sont chez eux dans la montagne et qu’à leurs yeux c’est vous qui êtes des intrus.
Pour préserver leur tranquillité et leur sécurité, on garde ses distances en utilisant si besoin des jumelles pour mieux les observer.
Une règle valable pour les espèces sauvages comme pour d’autres plus domestiques, comme les patous qui encadrent les troupeaux ou les abeilles dont on évitera la proximité des ruches.

En présence d’un animal de compagnie, on le garde en laisse tout au long de la balade même s’il est tentant de le laisser, lui aussi, gambader.

Pour rappel, les animaux de compagnie sont interdits dans le Parc National des Pyrénées.

Respecter l'intégralité
des cours d'eau

Les cours d’eau sont à la base de tous les écosystèmes de la montagne et leur pureté est le gage de bonne santé de l’environnement pour longtemps.

A l’image du Saison au cœur du Pays Basque ou du gave d’Ossau qui prend sa source sur les hauteurs du Béarn, Ils sont peuplés d’espèces adaptées à leur milieu qu’il ne faut pas venir troubler.
On évite donc d’y plonger des animaux exogènes (qui n’y sont pas nés) comme des tortues d’eau par exemple.
Par précaution encore, on n’y trempe pas les bottes qui pourraient, sans qu’on le veuille, véhiculer de nombreuses maladies. Et, petit détail qui change tout, on laisse les cailloux en lisière du cours d’eau comme on les a trouvés car, en les bougeant, on détruit l’habitat d’un tas de petits animaux comme le crapaud accoucheur ou la grenouille des Pyrénées.

Préserver le patrimoine bâti

On ignore bien souvent, avant d’avoir randonné sur les sentiers des massifs pyrénéens, la diversité du patrimoine bâti que l’on sera amené à y découvrir.

Que ce soit dans le Béarn ou au Pays basque, les constructions édifiées par l’homme depuis des générations se comptent par centaines et font l’admiration des randonneurs. On croise sur notre chemin des granges, des cayolars ou des leytés construits par les bergers, des murs de soutènement qui délimitent parfois les sentiers, sans oublier les incontournables chapelles et églises– celle de Tramezaigue dans le Parc national des Pyrénées et celle de Sare en montagne basque sont parmi les plus connues – qui se dressent dans la montagne de toute éternité.

Quelle que soit l’origine de ces édifices, il importe de les respecter pour que tous les randonneurs, présents et futurs, puissent les admirer dans le plus parfait état de conservation.

Pas de gravures, pas d’inscriptions, pas de graffitis… Pas plus sur les panneaux signalétiques que sur les édifices. C’est comme ça que sera préservé le précieux patrimoine montagnard pyrénéen.

Respecter les règles du bivouac

Qui n’a jamais rêvé d’une soirée à la belle étoile en montagne, seul(e) au monde (ou presque) juste devant sa tente ?

Au cœur des Pyrénées, que vous soyez dans le massif vers l’Ossau ou le Balaïtous, il est parfaitement possible de réaliser vos vœux, en respectant néanmoins quelques conditions.

Sachez donc qu’il est possible de dormir sous tente dès que vous passez les 1400 m d’altitude, mais uniquement sur des espaces aménagés. Pas de place pour le camping sauvage, même si la nature qui vous entoure semble bien l’être.

Notez plus spécifiquement que, dans le Parc national des Pyrénées, vous devrez dresser votre tente après 19h et la démonter pour reprendre le départ avant 9h.

Dans tous les cas, bien sûr, on bivouaque sans laisser de traces. Mais ça, vous le saviez déjà !

Information concernant le bivouac et la camping au lac GENTAU à Ayous
A partir du 22 juillet et ce jusqu’au 30 septembre 2021, la pratique du camping et du bivouac est interdite autour du lac Gentau notamment à cause de la forte augmentation des accidents entre pratiquants et troupeaux. Le non respect de cet arrêté (affiché sur le lieu dit) sera sanctionné de 135€ d’amende. Merci de respecter cet arrêté afin de préserver au mieux la faune et la flore de ce coin de paradis.